théâtre tout public à partir de 12 ans
durée 65 min

compagnie amateur Les électrons flous
avec Maurice Arnold, Mireille Giordano, Catherine Suty
écriture et mise en scène Catherine Suty
vidéo, création lumières Emmanuel Le Pestipon

vendredi 30 janvier 20h
SAINT CANNAT

espace culturel Antigone, rue Robespierre
réservation à l’Accueil Infos et Tourisme 04 42 57 34 65 ou ici

Marcher à pied le long de la Durance, de sa source à son confluent avec le Rhône, c’est l’expédition décidée par Lou, une femme en convalescence, afin de confronter ses pensées avec le cours de l’eau. 
Envie de découvrir l’amont et l’aval, de s’intéresser de plus près à cette rivière réelle ou fantasmée, aussi bien dans son actualité brûlante que dans son histoire, sa géographie et sa poésie.
De Montgenèvre à Avignon, deux pieds nickelés, les pêcheurs Mouette et Giono  vont l’accompagner dans son périple et interpréter avec elle paysages, mouvances et sentiments qui défilent. 
Mais c’est bien cette eau vive célébrée par Jean Giono, tumultueuse, joyeuse et violente ou endormie, étale et dormante, parfois même volée par l’homme au nom du progrès, qui est l’héroïne de cette pièce.

Cie L’Inavouable communauté
avec Peggy Péneau et Lola Guiton
texte et mise en scène Clyde Chabot

Amie d’enfance raconte une amitié d’adolescence interrompue soudainement par un interdit paternel. L’une habite dans un château au milieu des bois, l’autre dans un lotissement. Les deux amies, autrefois si liées, se retrouvent, du jour au lendemain, comme deux étrangères. Elles ne se saluent plus ni au lycée, ni dans leur village de Sologne. Elles finissent par se perdre de vue.
Près de quarante ans plus tard, une amie commune de l’époque organise un rendez-vous leur permettant de se refaire face et de se dire les mots qui n’ont pas été dits alors. Mais l’un d’entre eux n’est pas dit, manque et continue de manquer.
Dans ce texte, le temps de l’adolescence s’entremêle avec celui des retrouvailles, sur les mêmes lieux que ceux d’alors, en Sologne. Malgré les décennies, l’empreinte de cette séparation première ne s’est pas effacée.
Les spectateurs deviennent les fantômes de cette scène, témoins de cette journée de retrouvailles, et de cette promenade le long d’une rivière, que la narratrice réécrit et rejoue.

Clyde Chabot a créé sa compagnie, La Communauté Inavouable, en 1992. Elle y crée ses propres textes, qui portent sur les utopies politiques, le dysfonctionnement amoureux, les racines et la mémoire, les singularités, la filiation et la transmission. Ses pièces à résonance autobiographique dessinent une sorte de portrait fragmentaire, entre témoignage intime et peinture sociale. 
Le répertoire actuel de sa compagnie est constitué de ses pièces Sicilia, Tunisia, Chicago-Reconstitution, Amie d’enfance, Fille de militaire et Papiers volés

La Communauté inavouable est implantée au 6b à Saint-Denis depuis 2010 et à Marseille depuis 2022. Elle est subventionnée par la région Île-de-France, le Conseil départemental de l’Essonne, la Ville de Saint-Denis, la ville d’Evry-Courcouronnes et le ministère des Affaires étrangères dans le cadre de ses tournées à l’étranger (USA, Sri Lanka, Europe). 


tout public (à partir de 9 ans), durée 1h15
de et par Marien Guillé

réservation ici

Un spectacle coloré et intimiste, à la croisée du conte, du théâtre et du récit, qui raconte le voyage, qui emmène en voyage, géographique et intérieur, jusqu’en Inde à travers les aventures atypiques d’un jeune homme à la double culture, parti à la découverte de ses racines, lever le voile sur les mystères de son chemin de vie. Les émotions, toujours lumineuses, sont rattrapées par un sourire, un humour communicatif, un rire irrésistible et contagieux, nourri des situations surréalistes de la démesure indienne et de la découverte du pays paternel avec les yeux d’un étranger. Un spectacle sincère, une histoire authentique qui vient toucher chacun dans son intimité, qui vient chercher une part de nous où l’ombre côtoie toujours la lumière. Succès au Festival Off d’Avignon de 2018 à 2021, ce spectacle a été joué plusieurs centaines de fois.

Écrivain, voyageur, poète, conteur, chroniqueur, artisan des mots et de la parole, Marien Guillé crée des spectacles, propose stages et ateliers, interventions poétiques, lectures et dirige un festival littéraire. 


public : adultes et adolescents
, durée 1h10
d’après Les métamorphoses d’Ovide, trad. Danièle Robert

réservation ici

compagnie En devenir 2

mise en scène Malte Schwind
, avec Yaëlle Lucas et Naïs Desiles


A la tombée de la nuit, deux comédiennes racontent une poignée de métamorphoses, comme Ovide les a écrites il y a deux mille ans. Ce sont des histoires de retournements brutaux, d’amours et de morts terribles. De changements en changements, l’incertitude et la multiplicité du devenir humain dansent devant nos yeux. Les spectateurs entendront quelques passages connus et moins connus des Métamorphoses ainsi que des chansons d’amour italiennes.
Le spectacle s’ouvre sur Diane et Actéon, se poursuit sur la mort de Sémélé aux mains de Jupiter. Ensuite vient le récit de la mort d’Eurydice, et la tentative infructueuse d’Orphée de la ramener à la vie. Puis, poème dans le poème, Orphée chante la métamorphose de Myrrha. Enfin, le spectacle se termine sur la mort d’Orphée.
Les Métamorphoses font partie des textes fondateurs des traditions littéraires européennes. Considéré comme un poète mondain, l’ampleur de l’œuvre d’Ovide était minimisée et mal comprise. Grâce à de nombreux travaux, son carmen perpetuum (chant perpétuel), nous est à nouveau accessible.

Création soutenue par La Fonderie (Le Mans), Le Théâtre Joliette (Marseille) et La Déviation (Marseille).

OPÉRA MIROIR

D’après Riquet à la houppe de Charles Perrault
théâtre, danse et musique tout public à partir de 8 ans
production macompagnie

Riquet est né du désir de se regarder. Mieux. De plus près. Encore plus près. Et ce que l’on observe, à la loupe, est parfois effrayant. En grandissant, on ne cesse de se regarder, ou au contraire de s’aveugler avec de fausses idées sur soi-même. L’image de soi-même, des autres, est-elle la réalité ?
Comment faire la part des choses entre ce que l’on me renvoie et ce que je ressens ? Quelle confiance puis-je accorder à mes sensations ?
Ce que je vois, est-ce la vraie vérité ? A quoi croire ?

Cela se passe autrefois et maintenant.
Il y a des couronnes et des treggings. Il y a des adultes d’opérette.
Il y a un prince difforme, deux princesses, l’une idiote, l’autre hideuse, trois fées qui distribuent l’intelligence comme des bonbons.
Riquet est un conte qui aborde le thème de la différence comme expérience intime d’être en dehors de l’espace défini par la norme.
Le spectacle interroge la représentation, le vêtement, la beauté, la laideur, l’intelligence et la bêtise.

texte et mise en scène Jeanne Béziers
musique Lacrymoboy, costumes Christian Burle, scénographie Stéphanie Mathieu, construction Atelier Contrevent, lumières Jasmine Tison, son Elsa Berthelot, régie Justine Ciclet et Tao Leblanc
Avec Jean-Philippe Barrios, Noélie Giraud, Julien Perrier
COPRODUCTION | Centre Dramatique des Villages du Haut Vaucluse (Valréas), scène labellisée en territoire – Grand Angle, scène régionale du Pays Voironnais, L’Ouvre-Boîte (Aix-en-Provence).
Ce spectacle a bénéficié du soutien de la DRAC PACA, du Conseil Régional PACA, du Département des Bouches du Rhône, de la Ville d’Aix-en-Provence et de la SPEDIDAM.

samedi 31 janvier 20h
SAINT-CANNAT

espace culturel Antigone, rue Robespierre
réservation à l’Accueil Infos et Tourisme 04 42 57 34 65
ou ici

cabaret tout public (à partir de 10 ans)
durée 50 minutes
L’Auguste théâtre
mise en scène Claire Massabo
avec Marianne Suner, Sofie Szoniecky, Céline Defay, Sofy Jordan
costumes Aurelie Guermonprez

Quatre comédiennes-chanteuses joviales et impertinentes nous donnent leur recette du bonheur :  Une dizaine de chansons, mordantes et pleines d’humour, mènent la danse et, tour à tour, ces artistes au look chic et déluré proposent et commentent les mille et une manières d’être heureux. Alors tout ou presque y passe : l’amour, la famille, l’argent, la vie de couple, l’alcool, les études… Et c’est le sourire aux lèvres que les spectateurs accompagnent leur fantaisie.

cie La Communauté inavouable
texte et mise en scène Clyde Chabot

Carnet de bord d’un périple réel vers la terre de ses racines, SICILIA pose à rebours la question des origines : Pourquoi migre-t-on ? Qu’est-ce qui nous pousse à partir ? Et nos enfants à rêver de revenir?
Clyde Chabot tisse ici un travail autofictionnel qui décale ce qui pourrait ressembler à une enquête généalogique vers la question politique de l’exil.
Son récit s’évade vers une recomposition imaginée de son identité, qui prend pour appui les vestiges familiaux.
Remonter le fil du temps, des origines à maintenant, comme pour refonder sa propre identité à travers ces questions : qui étaient mes ancêtres ? Que reste-t-il d’eux ? De quelles traditions archaïques ai-je hérité inconsciemment ?
Ce texte interroge aussi l’identité féminine dans la filiation. Quels archétypes déterminent, encore aujourd’hui, consciemment ou inconsciemment une petite fille, une femme, une épouse, une mère, une grand-mère ?

« J’ai commencé à écrire ce texte durant l’été 2010, lors d’un voyage en Sicile. C’est un voyage que je souhaitais entreprendre depuis longtemps. Une partie de ma famille, du côté de ma mère, a quitté la Sicile à la fin du XIXe siècle pour venir s’installer en Tunisie. D’autres sont partis à Chicago. Comme de très nombreux autres Siciliens partis à cette époque.

Il reste peu de chose d’eux, de ces événements, effacés de la mémoire familiale. Ce projet est une tentative d’assembler les morceaux épars de cette histoire, les quelques souvenirs et anecdotes qui m’ont été transmis, les informations recueillies au cours du voyage, augmentées de l’imaginaire. Ce dernier vient combler par moments les trous de la mémoire familiale. Au gré des lieux visités, la fiction vient relayer le réel.

À travers ce travail, je voudrais aussi interroger la migration et ses conséquences. Qu’est-ce que cela représente de tout quitter ? De quitter la terre de ses origines ? D’abandonner sa culture, sa langue, pour tenter de se confondre avec les autres dans un pays d’accueil. A l’heure où l’on polémique et légifère autour de la question de l’identité nationale, il s’agit ici d’interroger l’identité à travers le prisme de l’intime, d’une histoire personnelle et familiale qui rejoint l’Histoire de la constitution d’une société, d’un pays. Ceci pour redonner une dimension sensible à cette question.

Les spectateurs sont réunis autour d’une grande table, comme s’ils étaient les membres de ma famille. Et je partage avec eux un peu de Pecorino au poivre, seul rescapé qui a traversé les générations jusqu’à aujourd’hui.« 
Clyde Chabot