d’Alfred de Musset
collectif Particules


mise en scène collective
costumes de Marie Harel
avec : 
Marie Harel (Facio, Elsbeth)
Sofy Jordan (Rutten, Sweety, le prince)
Benjamin Balthazar Lebigre (Fantasio, le roi)
Catherine Richon (Hartmann, la Gouvernante, Marinoni

FANTASIO, COMÉDIE ROMANTIQUE, POLITIQUE, DRÔLATIQUE 

Un roi veut donner sa fille en mariage au prince d’un royaume voisin aux seules fins de sceller la paix entre leurs deux peuples. 
Ah, si la résolution des conflits internationaux pouvait être aussi simple ! 

La princesse ne se réjouit pas de ces épousailles arrangées mais elle est prête à accepter son destin, pour le bien de la nation. C’est sans compter sur l’intervention irrévérencieuse de Fantasio, bourgeois désœuvré qui vient tout juste d’endosser les habits de bouffon du roi. Ce qui nous intéresse dans cette comédie en deux actes, écrite en 1833, c’est que rien ne fonctionne selon les canons définis à travers les siècles précédents : le roi lui-même ne veut pas forcer sa fille à une union qui ne la réjouirait pas. Fantasio se retrouve en prison et Cupidon ne plante sa flèche dans aucun cœur. Chacun est laissé à l’incertitude des temps à venir. Comme nous aujourd’hui dans ce monde si troublé. 

Un grand classique à découvrir absolument, une histoire brûlante d’actualité, une galerie de personnages hauts en couleurs, de splendides costumes signés Marie Harel. 


mercredi 17 décembre 2025 à 15h
AIX-EN-PROVENCE
dans le cadre de Mômaix
salle des fêtes de Puyricard, 10 avenue de la Touloubre
réservation ici


spectacle tout public à partir de 8 ans 
durée 1h
création et jeu Marien Guillé

Marien Guillé nous captive avec un spectacle qui se tisse entre histoires du monde entier et fragments d’adolescence, entre conte traditionnel et récit d’une vocation naissante. 
Il y rend hommage aux histoires qui nous constituent, à la puissance de la parole et aux découvertes émerveillées de l’adolescence. 
« Un jour, j’ai entendu cette femme, dans ce petit village de la Drôme Provençale, où j’étais venu passer quelques jours. J’étais sur la fin de mon adolescence. Pas tout à fait prêt à me réveiller, mais presque. Elle s’est mise à raconter une histoire… » 

théâtre de papier et d’objets à partir de 3 ans 
durée 40 min

Groupe Maritime de Théâtre
conception et jeu Josette Lanlois et Gilles Le Moher
adaptation de l’album de Charlotte Erlih illustré par Marjolaine Leray, Éditions Talents Hauts
co-production Ligues de l’enseignement du Tarn et du Gers,Ville de Najac 

Une petite roulotte, colorée et un peu boulotte, s’arrête un jour dans un village. Mais dès son arrivée, les commentaires font rage ! Les maisons bien comme il faut critiquent ses roues, ses couleurs… La petite roulotte voudrait bien être « comme tout le monde » et se lance dans de gros efforts pour ressembler aux autres habitations. Un spectacle qui aborde avec finesse les thèmes de la différence, de l’affirmation de soi et du vivre-ensemble.

mardi 2 décembre 2025 à 17h
PEYNIER
à la médiathèque, place du château

réservation ici 

lecture 
texte d’Ascanio Celestini
cie amateur Les Ritourn’elles
lectrices Mireille Giordano, Nanouk Broche

Dans Discours à la nation, Ascanio Celestini évoque la relation entre la classe dominante et la classe dominée, mais cette fois, ce sont les puissants qui parlent, dans des discours qui se révèlent d’un cynisme aussi comique qu’effrayant. La docilité du peuple, la démission des syndicats, le marché globalisé, Celestini met le doigt sur les aberrations de nos sociétés modernes. Avec sa langue à la fois tendre et vipérine, d’un humour ravageur ; avec sa conscience politique et un véritable amour des « petites gens », Ascanio Celestini a construit en quelques années une grande œuvre.

conte librement inspiré de deux contes traditionnels africains, à partir de 4 ans
durée 40 min 
de et avec Sylvie vieville, conteuse 
mise en scène et co-écriture Sophie Pavillard 

Le spectacle raconte le grand voyage de Lili, la petite fille aux mille questions et de l’étonnante Didi-girafe, initiatrice au grand cœur.

Le jour où on a essayé de poser au sol la petite Lili, elle a refusé de marcher sur terre comme les autres enfants et a demandé : « Comment savoir si la Terre est d’accord pour me porter ? » 
Elle a sauté sur le large dos tacheté de la Didi-girafe et décidé d’y rester jusqu’à ce que la terre elle-même se prononce. Et en route ! 
De paroles en silences, sous l’immensité du ciel, tandis que l’ancêtre Didi marche, Lili, chamboulée, bercée, nourrie, découvrira la raison d’imprimer ses propres pas sur la Terre.

Un cabaret de l’absurde, créé spécialement pour clôturer la saison de Par les villages le temps d’une soirée chaleureuse et conviviale. 

tout public à partir de 10 ans
durée environ 1h

vendredi 28 novembre 2025 à 20h
PEYNIER

au centre socio-culturel, avenue de la Libération
réservation ici

conception et mise en scène Claire Massabo
co-production Opening Nights – Par les villages
avec Jérôme Beaufils, Bruno Bonomo, Sofy Jordan, Sofie Szoniecky, Maïté Cronier


« LA DERNIÈRE FOIS ! » Quatre comédiens, comédiennes et un musicien s’emparent de ce sujet pour créer un cabaret fantaisiste qui n’existera que le temps de cette représentation.
L’un va prononcer sa dernière phrase, mais est-ce le bon moment ? la bonne phrase ? à la bonne personne ?
Un autre laisse éclater sa dernière colère ! Mais elle déclenche la colère de l’autre, qui elle-même…
Et si c’est mon dernier baiser, il doit être parfait ! Alors, combien de tentatives pour atteindre cette perfection ?
Quelques chansons accompagneront ce doux délire.

samedi 22 novembre 2025 à 20h
CHARLEVAL

Salle des fêtes, avenue Louis Charmet
réservation ici

théâtre tout public à partir de 10 ans 
durée 1h10

auteure interprète Ulima Ortiz

France, 2030, Irène Baicué, 36 ans, vit à Paris depuis quelques années. Au retour d’un voyage, elle apprend que « tout citoyen Français possédant une double nationalité, dont une extra-européenne, sera contraint de renoncer à l’une d’entre elles pour pouvoir rester sur le sol français ». Pourra-t-elle choisir entre la culture colombienne, inscrite dans ses hanches et ses paysages, et la culture française présente dans son éducation et sa langue maternelle ? 

Dans l’urgence de choisir, Irène enquête à la recherche d’une chimérique « véritable identité ».
On voyage avec elle dans son enfance, on assiste à la rencontre de ses parents, on la suit, vivant en Colombie et en France, puis dans son imaginaire. 

C’est avec humour et sincérité qu’elle emmène le public dans son univers, tiraillé entre deux personnalités, deux langues, deux passeports. 

dimanche 16 novembre 2025 à 17h
MIMET

salle des fêtes, rue de Pergine
réservation ici ou mimetenfetes@orange.fr 

théâtre noir de marionnettes et d’objet à partir de 4 ans
durée 35 min

adaptation de l’album de Claude Ponti, édition L’École des loisirs

cie Croqueti
adaptation et mise en scène Sara Formosa
conception des marionnettes Katy Elissalde
création lumière et régie Julien Villevieille
avec Katy Elissalde, Sara Formosa, Sofy Jordan et Roxane Samperiz en alternance

en savoir plus sur Claude Ponti

Hipollène vit sur l’arbre sans fin avec sa famille. Et aujourd’hui, c’est un grand jour. Elle part à la chasse aux « glousses » avec son père pour la première fois. Sur le chemin du retour, l’arbre pleure de petites gouttes de lumière qui entourent la maison : Grand-mère est morte. 

Au-delà du deuil, Claude Ponti évoque le cycle de la vie, l’importance de la transmission entre générations et nous invite à suivre les étapes qui feront grandir Hippolène. 

La compagnie Croqueti sait adapter l’imaginaire foisonnant des albums de Claude Ponti grâce à ses marionnettes très soignées qui prennent vie dans la lumière noire. 

d’après Molière 
collectif Particules


mise en scène et costumes Marie Harel 
avec
Catherine Richon : Célimène
Antoine Regent : Alceste
Sofy Jordan : Acaste, Philinte, Eliante, Arsinoé
Benjamin Balthazar Lebigre : Clitandre, Oronte

Un texte de Molière, en vers. Un personnage emblématique aux idées radicales sur les relations humaines et aux tendances sacrément patriarcales quand il s’agit d’amour. Des sujets toujours aussi brûlants d’actualité ! 

Dans cette version bousculée, électrisée, énergisée du Misanthrope de Molière, Marie Harel prend le parti de la liberté insolente de Célimène : dans une grande démonstration de théâtralité exacerbée, l’extravagance, la joie et finalement la sincérité si chère à Alceste finissent par l’emporter !

Alceste aime Célimène mais ne supporte pas qu’elle s’entretienne librement avec d’autres hommes. Il se sent de toute façon très loin de ses congénères et particulièrement de ces petits marquis de la cour qu’il juge insupportablement hypocrites.

La mise en scène de Marie Harel pousse au maximum l’extravagance qui déplaît tant à Alceste, grossit les traits et laisse déborder drôlerie et joie. Alceste, quant à lui, reste lié au réel et à la sincérité. C’est dans ce tiraillement entre théâtralité exacerbée et sincérité profonde que se place ce Misanthrope. En bousculant quelque peu la structure originelle de la pièce, le collectif Particules fait ressortir toute la pertinence de ce texte qui porte beau ses 350 ans !

CINQ LEÇONS ET DEMIE DE PANTAGRUÉLISME


samedi 8 novembre 2025 à 21h
LA DESTROUSSE

salle La Pléiade, lotissement les tisserands, route des vignerons
réservation ici 
théâtre à partir de 14 ans
durée 1h

compagnie En Devenir 2


texte François Rabelais
mise en scène Malte Schwind
dramaturgie et assistance à la mise en scène Émilie Hériteau 
jeu Éloïse Guérineau, Julien Geffroy et Julie Cardile 
scénographie Margaux Nessi
costumes Axelle Terrier

Ce spectacle est précédé à 19h par COMBAT

Loin des idées pré-reçues de personnages ivrognes et baffreurs, Rabelais nous apparaît dans toute son intelligence et son radical désir d’un monde autre. Sa puissance, c’est de nous partager sa pensée audacieuse dans un rire énorme qui emporte avec lui toutes formes de passions tristes. Vivons joyeux, et trouvons dans la compagnie honnête des amis pantagruélistes la force pour résister au désespoir et à l’horreur de notre monde. 

La compagnie fait le choix fort de jouer en moyen français, dans cette langue truculente et inventive, dont Valéry disait qu’elle était « une langue étrangère qu’on se découvrirait savoir d’avance ». 

François Rabelais figure parmi les plus importants auteurs de la Renaissance. Auteur mystérieux dont la biographie reste lacunaire, il serait né en 1483 ou 1494. Rabelais fut moine, traducteur et médecin – un humaniste polymathe en somme, passionné par le droit, la grammaire, l’histoire, la mythologie, les langues anciennes, la botanique et bien d’autres disciplines encore…
Il est l’écrivain français qui possède le lexique le plus varié. Certains estiment même qu’il aurait créé, dans le seul Gargantua, plus de 800 mots, intégrés ensuite de façon permanente à la langue française, l’adjectif « encyclopédique » par exemple lui est attribué !
Sa vie durant, Rabelais a allié foi en Dieu et discours anticléricaux, il a mêlé son érudition antique et classique à l’inspiration paillarde et outrancière des fêtes populaires médiévales, il a fondu le sens de la farce et du grotesque à l’élan de l’humanisme pour mener à bien une critique décapante des institutions de son siècle : clergé, médecins, juristes, scolastiques…