Compagnies professionnelles

AMARANDE (Rognes)
2000… Sylvie Vieville monte la Compagnie Amarande.
Une aventure parle du vivant et honore la vie en parlant de ses peines, de ses souffrances, et aussi de ses joies… Sylvie va préciser sa parole, la modeler, lui donner toute sa puissance et sa particularité, sans oublier la relation à la corporalité et la gestuelle. Elle puisera son inspiration dans les contes de la tradition orale, parfois mêlés de récits de voyages ou de récits de vie. Portée depuis des siècles par les conteurs, la parole contée vagabonde à travers le monde sans connaître de frontières et la compagnie Amarande s’est donné comme objectif de perpétuer le vagabondage de cette tradition orale.

L’ATELIER DE LA PIERRE BLANCHE (Lambesc)
Formé autour des comédiennes Michèle Sebastia et Michèle Rochin en 1991, l’atelier favorise la rencontre et l’échange entre artistes travaillant dans des domaines différents (comédiens, metteurs en scène, musiciens, plasticiens).
La recherche d’un langage théâtral original, faisant la part belle à l’imaginaire, à la poésie et à la musique, avec le souci de donner corps aux mots, tel est le projet de l’Atelier de la Pierre Blanche, qui développe par ailleurs une action de formation artistique auprès des enseignants, des classes, des chômeurs, des jeunes, des adultes ou encore dans les bibliothèques.

L’AUGUSTE THÉÂTRE (Aix-en-Provence)

25 ans déjà, plus de 20 créations à son actif…
La compagnie créée par Claire Massabo poursuit son travail d’un théâtre de proximité, singulier et empreint d’une humanité contagieuse.
L’année 2020 verra la création d’un nouveau spectacle jeune public Les grenouilles ne sont pas des moutons ! et la diffusion du spectacle Jeanne… pour l’instant et de la lecture Article 353 du code pénal de Tanguy Viel.
Ses dernières créations sont : Oui… mais, alors !, duo philosophique et clownesque
De toute façon, Quelques histoires pressées ou pas de Bernard Friot et En direct de l’Olympe « grandeur et démesure de la mythologie »

GROUPE BERNARD MENAUT (Aix-en-Provence)

Bernard Menaut crée sa compagnie en 1986 et présente jusqu’en 1992 sept créations. Celles-ci ont été présentées, entre autres, au Festival de Danse à Aix, aux Hivernales d’Avignon, à Marseille Objectif Danse, au TNDI de Châteauvallon, au théâtre de la Bastille et au Centre Georges Pompidou à Paris. De 1996 à 2008, il coréalise avec François Lejault huit vidéos danse.
En 1999, il revient à la chorégraphie avec les premières Aventures extra-chorégraphiques (évènements danse improvisée ou danse et musique improvisées en milieu urbain). Depuis, celles-ci ont rayonné partout en France et à l’étranger.
Bernard Menaut partage aujourd’hui son activité entre les créations «Danse», les créations «Danse-image» (événements et/ ou installations), la vidéo et l’enseignement.

DÉBRID’ARTS (Aix-en-Provence)

Depuis sa création en 1995, la Cie Débrid’arts conjugue la pratique du théâtre avec d’autres formes artistiques : danse, marionnettes, masques, musique, cirque, vidéo… et divers publics. Les compagnons de route de sa fondatrice, Judith Arsenault, partagent avec elle les questions de la fonction du théâtre : comment allier cette quête de divertissement et d’évasion tout en plongeant dans le besoin de sens et de formes adaptées à nos réalités économique et esthétiques ?
L’aventure artistique L’Odyssée des Enfants au Maroc et au Québec, mais aussi les spectacles : La Bataille d’après IQ et OX de J-C Grumberg, Tu m’écoutes ? d’après les Histoires Pressées de B. Friot ou La Fontaine en Zik-Zag D’après James Finn Garner sont des spectacles teintés d’humour et de poésie, dans lesquels les mondes intimes, parfois chaotiques ou épiques s’expriment sur scène.

FLUID CORPORATION (Aubagne)

Les voyages à travers l’Europe et plus loin encore, ont laissé place peu à peu au désir de construire sur un territoire, de poser un sac débordant d’histoires pour créer une compagnie qui propose un théâtre portant la parole populaire, mêlée à celle du poète. Des poètes.
« Travaillant dans une correspondance d’imaginaires, notre réflexion se fait de manière collective autour de textes d’auteurs classiques, contemporains, de contes populaires, ou encore de textes non écrits pour la scène. »
Les créations : L’oeil du loup de Daniel Pennac, Personne n’a rien dit à la cigogne d’après La supplication de Svetlana Alexievitch, Le roi aux pieds sales, Hamlet de Jex Pire, Marguerite.

FRAGMENTS (Aix-en-Provence)
Textes littéraires, correspondances, interviews sont les matériaux des spectacles créés. S’approcher au plus près des textes, des paroles, des mots, des phrases et les restituer
dans un espace dépouillé. Les comédiens sont des passeurs de textes, d’émotions, de formes, de sens. Leur engagement préserve et restitue la singularité d’un texte. Encore et toujours veiller dans le cadre de la représentation à s’ouvrir à la fragilité de l’instant, à partager un fragment de vie.
Créatrice et directrice artistique de la compagnie, Micheline Welter interprète ou met en scène des œuvres littéraires d’Annie Ernaux, Dostojevski, Maurice Blanchot, Rilke, Kafka, Virginia Woolf et Albert Lemant, des correspondances, des récits et témoignages. Des lectures publiques qui l’amènent à collaborer avec de nombreuses bibliothèques et théâtres de la région.

GROUPE MARITIME DE THÉÂTRE (Marseille)

Croisement du théâtre et de la mer, philosophie de la rencontre avec d’autres gens, GMT tend à développer un «art maritime» à travers la création et la diffusion de spectacles vivants.
« Selon les projets et les rencontres, nous allons puiser dans diverses disciplines artistiques (théâtre, marionnette, musique, vidéo…) et nous vous retrouvons sur des bateaux, à quai, en salle, travaillant à établir sans cesse des passerelles entre l’artistique et le public, qu’il soit habitué, en devenir ou à venir. Notre scène de jeu est illimitée. »
Les créations : Bonne pêche, mauvaise pioche pour les jeunes enfants qui tourne dans le monde entier, Le radeau de la méduse, Le K d’après Dino Buzzatti, Jeunesse d’après Joseph Conrad, Clipperton d’après Elsa Peny-Étienne.

HAUT LES CRÂNES (Roquevaire)

Hauts les crânes voit le jour de la rencontre artistique de Sandra Trambouze et de Franck Libert. C’est au cours de la création de L’Arche part à huit heures de Claire
Massabo, qu’ils travaillent ensemble et cosignent par la suite la mise en scène d’un spectacle regroupant deux ateliers d’enfants à St Martin de Crau.
Franck Libert a également créé la cie « Du soleil pour demain » en 2005 et met en scène Vivre avec, texte de E. Libert et L. Parrini. Puis, l’association devient une structure d’aide à l’émergence de spectacles de rue ou de salle ; structure d’hébergement pour créations orphelines choisies pour leurs qualités artistiques ou déontologiques.
Les deux associations décident de fusionner en juin 2013 pour ne défendre plus qu’une seule ligne artistique portée par le titre de Du Soleil pour Demain / Cie Haut les crânes.

IN PULVEREM REVERTERIS (Aix-en-Provence)

La compagnie In Pulverem Reverteris a été créée par Danielle Bré en 1981, et a réalisé à ce jour plus de cinquante spectacles.
« Nous faisons un théâtre d’acteur, souvent à partir de grandes écritures, pas toujours théâtrales. Nous sommes engagés dans le théâtre et dans le monde. Cela veut dire pour nous, mettre le théâtre à l’épreuve du réel et le réel à l’épreuve du théâtre. Depuis peu, nous avons radicalisé notre démarche. Pour nous, un spectacle c’est devenu le partage au présent d’une expérience vivante commune aux acteurs et aux spectateurs et qui à voir avec l’état de la pensée sensible et l’état du monde.
Nos derniers spectacles : Randonnée en terres Beckettiennes / Les Trois Sœurs de Tchekhov/ des lectures : Pascal Quignard et Erri de Luca. Un travail est en création sur Têtes rondes et Têtes pointues de Brecht. »

MARIE HÉLÈNE DESMARIS (Aix-en-Provence)

Marie-Hélène Desmaris développe au sein de sa compagnie une démarche pluridisciplinaire réunissant la danse, le texte, le conte, la poésie, la musique, les arts plastiques, la vidéo et l’écriture. Parallèlement à ses créations dans différents lieux de spectacles : théâtre, salle des fêtes, bibliothèques, médiathèques.., elle entreprend depuis 2003 une recherche en milieu naturel en Land’art chorégraphique et initie des projets en étroite relation avec la nature, le patrimoine historique et archéologique. Soucieuse de rendre la danse contemporaine accessible à tous, elle développe et dirige un travail en direction de la pratique amateur sous forme d’ateliers de sensibilisation, stage et approfondit cette expérience avec le Groupe de Recherche Chorégraphique Aixois GRCA.

MA VOISINE S’APPELLE CASSANDRE (Marseille)

Son nom dit la tension entre grands mythes et vie quotidienne, comique et tragique, trivial et sublime – il vient d’une chanson de MC Solar.
Depuis 1995, date de sa création par Nanouk Broche, la compagnie poursuit un travail sur le tragique contemporain, sur ce qui cristallise le moment tragique des Grecs à aujourd’hui : la traversée des contradictions.
Ses créations les plus récentes sont :
J’ai inventé un stratagème pour rester dans cette histoire d’après 4 nouvelles de Leonardo Padura et Miljenko Jergovitch, Une année sur l’Altipiano d’après Emilio Lussu, Le Dragon d’Or de Roland Schimmelpfennig, Bianca ou Un Petit Roman Lumpen de Roberto Bolaño.

COLLECTIF PARTICULES (Aix-en-Provence)

Sofy Jordan et Marie Harel ont créé cette structure qui leur permet d’être tour à tour des artistes pluridisciplinaires, pratiquant la mise en scène, le jeu mais également la photo et la vidéo et au sein de laquelle elles pourraient co-construire avec d’autres artistes.
Aujourd’hui, Sofy et Marie abordent une nouvelle création en collaboration avec Catherine Richon, Benjamin Balthazar Lebigre, Théo Kerfridin et Marine Maluenda.
Le rapport théâtre-société-poésie semble indissociable de leur travail de réflexion mais également le travail en troupe. Un processus qui sollicite toutes les pratiques de manière égale (mise en scène, écriture, jeu, danse, vidéo, lumière…). Des temps d’échanges et de réflexion où chacun vient enrichir les différentes propositions autour d’un motif commun et s’interroge sur ce qu’est la relation théâtrale aujourd’hui.

SENNA’GA CIE (Aix-en-Provence)

Depuis ses débuts en 1995, la compagnie Senna’ga s’est tournée vers un répertoire contemporain affirmant le choix de d’une parole d’aujourd’hui sur le présent.
Ecritures, pièces publiées, commandes d’écriture ou montages de textes sont à la base des créations et résonnent avec des sujets à la fois intimes et’universels.
En 2012, Agnès Pétreau entame un travail avec Sabine Tamisier, auteure de la région. Deux pièces sont écrites et jouées par la troupe : Vache sans herbe et Trace(s).
De 2015 à 2018, un chantier de création s’ouvre sur le thème de la famille. Trois spectacles sont créés pour le jeune public : Arsène et Coquelicot de Sylvain Levey , J’aime pas ma petite soeur de Sébastien Joanniez et 11 à table.
La formation est un deuxième axe de travail de la structure.

TRAFIC D’ARTS II (Aix-en-Provence)

 » … Pour nous le théâtre est un îlot de résistance formidable de la pensée, un lieu nécessaire où des gens se font face, les uns pour raconter et les autres pour regarder et écouter des histoires écrites par des poètes … »
Créée par Henriette Nhung Pertus, la compagnie Trafic d’Arts II développe la pratique artistique au Jas de Bouffan et favorise la rencontre entre des habitants et des professionnels de l’art, autour de pratiques littéraires et culturelles. Parce que la lecture participe à la construction de soi et de la découverte du monde, parce qu’elle est un enjeu politique, culturel et social, la compagnie sensibilise à la lecture et à l’écrit et s’associe chaque année à l’événement « Ma ville est un grand livre ».
La compagnie a notamment produit en 2011 Le Verfügbar aux enfers de Germaine Tillion.

LA VARIANTE (Aix-en-Provence)

Fondée en 1992 par Valérie HERNANDEZ et Michel DUCROS, la compagnie travaille sur des croisements entre public et théâtre par la création, la formation et la recherche et choisit essentiellement des auteurs contemporains du Nord comme Heiner Müller, Samuel Beckett, Edward Bond, Thomas Bernhard, Elfiede Jelinek… dont l’écriture théâtrale se confronte à une expérience, une tension énergétique entre l’acteur, le texte et le public.
« La place que nous revendiquons : une recherche artistique exigeante dans un contexte populaire, loin des clivages actuels théâtre d’art / théâtre de proximité. On pourrait dire de nous « théâtre de création populaire », puisque nous refusons à la fois l’élitisme, le populisme et la consommation culturelle ; ou bien théâtre de réflexion, basé sur l’imaginaire et le jeu grâce à des auteurs contemporains. »