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dimanche 15 novembre à 15h30

PUYLOUBIER – salle des vertus – chemin des vertus
réservation ici

Lecture-spectacle tout public à partir de 9 ans
dʼaprès Daniel Pennac
cie Fluid corporation
lecture et jeu Pascale Karamazov

Un vieux loup borgne enfermé dans un zoo voit tous les jours le même garçon noir devant sa cage, qui le regarde aller et venir. Un jour, lʼanimal sʼarrête et fixe lui aussi le garçon dans les yeux. Alors, chacun de ces exilés va pouvoir voir dans la pupille de lʼautre lʼhistoire de sa vie. Deux mondes séparés par des milliers de kilomètres : lʼAlaska et lʼAfrique.

Extrait
« Debout devant l’enclos du loup, le garçon ne bouge pas. Le loup va et vient. Il marche de long en large et ne s’arrête jamais.
« M’agace, celui-là… » voilà ce que pense le loup. Cela fait bien deux heures que le garçon est là, debout devant ce grillage, immobile comme un arbre gelé, à regarder le loup marcher.
« Qu’est-ce qu’il me veut ? » C’est la question que se pose le loup. Ce garçon l’intrique. Il ne l’inquiète pas.
Les autres enfants courent, sautent, crient, pleurent, ils tirent la langue au loup et cachent leurs têtes dans les jupes de leurs mères. Puis, ils vont faire les clowns devant la cage du gorille et rugir au nez du lion dont la queue fouette l’air.
Ce garçon là, non. Il reste debout, immobile, silencieux. Seuls ses yeux bougent. Ils suivent le va-et-vient du loup, le long du grillage.

la compagnie Fluid corporation, Aubagne
Depuis sa création, en 2006 par Pascale Karamazov, la compagnie Fluid Corporation s’est donnée la liberté de circuler dans différents types de théâtre, avec le rêve d’un théâtre pour tous. Prenant sa source dans le vivant, en saisissant ce qui dans notre temporalité nous traverse, notre théâtre laisse parler la fragilité de notre humanité, cruelle, drôle, tragique…
Chaque création est le résultat d’un travail de choeur ou de coeur, comme on veut, avec des battements frénétiques, du désordre, de la joie, des contradictions, des rêves Travaillant dans une correspondance d’imaginaires, notre réflexion se fait de manière collective autour de textes d’auteurs classiques, contemporains, de contes populaires, ou encore de textes non écrits pour la scène.
Artisans du théâtre, nous n’inventons rien et nous réinventons tout.

samedi 21 novembre à 20h30

TRETS – salle d’honneur du château des remparts
réservation culture@ville-de-trets.fr 04 42 61 23 78 ou ici

lecture à partir du roman d’Albert Camus
cie Senna’ga
avec Agnès Pétreau et Sabine Tamisier
lecture réalisée grâce au soutien de la Commission Culture de la Ville de Mallemort : Eric Brochet et Françoise Faucomprez

Camus décrit dans ce roman une société coloniale qui s’efforce de ne pas voir les Algériens. À travers Meursault, c’est elle, toute entière, qui est éblouie par le soleil et en devient aveugle, au point de rendre les Algériens invisibles dans leur propre pays.
L’étranger fait partie de ses romans dont l’intérêt repose entièrement sur son héros et narrateur. Une voix. Une psychologie, des comportements, des réactions, une perception singulière aux autres, à la société qui l’entoure. L’étranger c’est le portrait d’un homme qui se dessine en creux, par déduction, par interprétation de ses pensées, de ses actes.

Camus ne nous décrit jamais explicitement ses traits de caractère, il nous laisse interpréter librement ses petites phrases « Ce n’est pas de ma faute », « J’étais fatigué », « J’ai dit que cela m’était égal », lancées abruptement.
Dans ce roman règne une tension constante entre la réalité et la sublimation. Nous suivons de jour en jour la vie de Meursault, depuis l’enterrement de sa mère jusqu’au procès.
Les chapitres se suivent, comme autant de scènes qui mettent en lumière les différents angles de vue, les diverses facettes du personnage, sans que le fondement exact de son geste criminel ne nous soit livré. Il y a toujours quelque chose qui nous échappe au fil des pages et ce jusqu’à la fin.
Est-il un naïf enfantin, un simple d’esprit, un insensible indifférent à tout, ou au contraire un esprit sage, mesuré, à la grande intelligence, un passif nihiliste ou un homme révolté de l’intérieur ? Le lecteur oscille, hésite et ne parvient jamais à le cerner véritablement, ce qui fait toute la puissance de son caractère. Tout du long du roman, le lecteur cherche à le comprendre, à mesure qu’il nous parle et se dévoile.


mercredi 9 décembre à 15h

LA ROQUE D’ANTHÉRON centre culturel Marcel Pagnol – esplanade du Pijoret

réservation 04 42 50 70 74 ou ici

durée 40’
jeune public à partir de 3 ans
spectacle de papier et d’objet
cie Groupe Maritime de Théâtre
conception, interprétation Josette Lanlois
équipe de création Stéphanie Bonhert, Gilles Le Moher et Théo Le Moher

Une histoire qui commence dans un village perché sur une falaise pour finir dans une embarcation de bric et de broc en route vers l’inconnu. Entre-temps, nous assistons aux querelles de voisinage sans fin de deux habitants du village. Les saisons passent et pendant qu’ils se chamaillent… ils ne s’en aperçoivent pas… mais l’eau monte ! Les maisons sont en carton, les escaliers sont en papier, et à la fin les voisins sont raccommodés.

Les pieds dans l’eau, c’est une histoire de territoire, de périmètre. Qu’est-ce qui m’appartient ? Qu’est-ce qui est à moi ? qu’est-ce qui est à l’autre ? Et mon voisin ? Ami ou ennemi ? Nous sommes si différents…
Les pieds dans l’eau, c’est surtout le temps qu’on perd à se chamailler pour trois fois rien, à vouloir toujours plus et mieux que son voisin ! Pendant que la mer monte, les petites querelles continuent… Et si au lieu de se disputer pour des futilités, on s’occupait ensemble de l’essentiel ?

Le Groupe Maritime de Théâtre, créé en 2010 par Gilles Le Moher, est une compagnie de théâtre professionnelle installée à Marseille. Il est né du désir de croiser la passion du théâtre et celle de la mer. Nous l’appelons GMT, un clin d’oeil au temps et à l’universel…
Nous aimons les histoires de mer, elles sont un miroir pour l’homme, sans cesse, elles interrogent l’âme humaine. La mer a ceci de particulier qu’elle peut être d’une douceur sans pareille et d’une violence sans limite. Comme la mer, les histoires que nous proposons nous révèlent à nous-mêmes et aux autres.
Les spectacles de GMT ont, dans un premier temps, été joués dans des bateaux puis dans toutes sortes de lieux ( théâtres, salles des fêtes, écoles, bibliothèques, salons nautiques, etc…). Ils s’adressent à tous, enfants et adultes.
GMT dispose également d’une structure autonome «la Voileuse» qui accueille le
public comme dans un intérieur de bateau (pour Le K et Jeunesse )

dimanche 6 décembre à 16h

LA ROQUE D’ANTHÉRON centre culturel Marcel Pagnol – esplanade d Pijoret

réservation 04 42 50 70 74 ou ici

théâtre – durée 1h12
d’après Robert Walser
cie En devenir 2
mise en scène Malte Schwind
avec Yaëlle Lucas, Naïs Desiles et Lauren Lenoir
dramaturgie Mathilde Soulheban
son Jules Bourret
lumière Iris Julienne
assistance Yaëlle Lucas
costumes Sara Bartesaghi-Gallo

Un beau matin, nous sommes invités par l’auteur à l’accompagner dans sa promenade. L’esprit léger, plein de gaité et d’enthousiasme, il nous emmène tour à tour dans une librairie demander le livre le plus vendu, chez un tailleur chez qui il compte bien faire un scandale digne de ce nom, à sa banque où des bienfaitrices lui auront fait un don de mille francs, mais aussi déjeuner chez cette chère madame Aebi qui le forcera presque à manger tout ce qu’elle lui donnera… Tant de rencontres qui l’amèneront à nous faire part de ses réflexions, à philosopher sur la vie, l’homme, la nature, l’art et son marché. Tantôt délicat, candide, émerveillé, mélancolique ou exalté, tantôt indigne et moqueur, son regard s’attarde sur chaque détail et tire à l’extrême les sentiments qui l’animent.

L’auteur
Robert Walser est né en 1878 en Suisse. À partir de 1907, il passe quelques années à Berlin où il écrit trois romans : Les enfants Tanner, Le commis et L’institut Benjamenta.
Il est rapidement reconnu par des auteurs et penseurs comme Franz Kafka, Robert Musil et Walter Benjamin. Malgré ces éloges, à son retour en Suisse en 1913, il écrit d’innombrable textes courts qu’il essaie de vendre aux journaux, surtout étrangers, et travaille comme employé de banque ou commis.
En 1917, il écrit La Promenade. Assez vite il développe sa « méthode du crayon ». Il cesse d’écrire avec la plume, son écriture devient de plus en plus petite pour devenir illisible à vue d’œil. Ces écrits ont été nommés des « microgrammes ».
En 1929, il est interné dans une clinique psychiatrique et cesse entièrement d’écrire en 1933. Il a fallu des années pour déchiffrer son dernier roman, Le Brigand, publié après sa mort survenue en 1956.

samedi 28 novembre à 20h30

PEYROLLES EN PROVENCE
espace Mistral – rue Aimé Bernard

réservation 04 42 57 89 82

théâtre – duré 1h
cie amateur Les Ritourn’elles
mise en scène Claire Massabo
avec Mireille Giordano, Odile Bonnel, Catherine Chaud

Qui n’a jamais reçu ou envoyé des cartes postales ne peut savoir comment, sous l’apparente banalité des mots de tous les jours, se cachent l’amitié, l’amour, la révolte, le dérisoire et l’essentiel. Avec humour et finesse, les trois comédiennes nous dévoilent les cartes postales qu’elles ont reçues, qu’elles auraient pu recevoir ou qu’elles auraient rêvé de recevoir, dessinant ainsi leurs parcours de vie ou leurs voyages imaginaires. Ce «Bien à toi» exalte l’usage de la carte postale comme geste poétique, art de vivre et d’être au monde, à la fois chanson douce et promenade intime, rêverie et acte de résistance.

samedi 28 novembre à 16h30

PEYROLLES EN PROVENCE
espace Mistral – rue Aimé Bernard

réservation 04 42 75 89 82 ou ici

jeune public à partir de 3 ans – durée 40 minutes
cie Marie hélène Desmaris
chorégraphie, lecture et danse Marie-Hélène Desmaris
danseurs interprètes Alice Galodé, Yoann Fayolle

De livres sortis d’un coffre, la chorégraphe raconte des histoires ; la danseuse et le danseur s’emparent des mots, et inventent la danse. Les différents univers musicaux et chorégraphiques emportent vers un voyage imaginaire et sensible où la danse, les textes et la musique créent des tableaux ludiques, poétiques, colorés et joyeux.

La chorégraphe Marie hélène Desmaris propose ici un dialogue artistique étroit entre la danse contemporaine et le livre.
Le livre est ici source d’inspiration, autant en tant que livre-objet dans ses différentes formes (tailles, couleurs, matières, volumes…) que pour ce qu’il raconte (poésie, histoires, images…). A travers les livres choisis et les mots dansés, cette création guide l’enfant dans la perception de son corps, sa relation à l’espace, dans la rencontre avec lui-même et avec l’autre.

vendredi 27 novembre à 20h30

PEYROLLES EN PROVENCE
espace Mistral – rue Aimé Bernard

réservation 04 42 57 89 82 ou ici

durée 1h15
production Les Musiciens Associés
texte Jean-François Brieu
mise en scène David Fabre
avec Stéphane Roux (comédien, chanteur), David Fabre (guitare), Aurélien Maurice (contrebasse)

Entre théâtre et concert, savamment documenté, ce biopic tendre et irrévérentieux nous plonge dans les années 60, au cœur des questionnements de l’artiste, de ses doutes et de quelques-unes de ses plus belles pépites musicales. Ici, Gainsbourg n’est pas encore Gainsbarre. On redécouvre ses chansons à texte très jazzy avec ses thèmes un brin ironiques, drôles et désabusés.

« Gainsbourg confidentiel est le disque de la nuit qui tombe. C’est le Mean Streets (ce chef-d’œuvre imbibé et crépusculaire signé Scorsese) de Gainsbourg. C’est le disque de l’homme seul qui fume à la table desservie où elle n’est pas venue. C’est le disque jazz du milieu de la nuit, quand les traits se gonflent, quand les bouteilles sont mortes, quand les paquets de clopes vides sont jetés par terre. » Jean-François Brieu

vendredi 20 novembre à 20h30

JOUQUES bibliothèque municipale du Grand Pré – 13 bis bd du Réal

Réservation 04 42 67 60 73 ou ici

lecture durée 50 minutes
de Mathieu Belezi
cie Fragments
adaptation et interprétation Micheline Welter
création musicale Laurent Kiefer

C’est la voix d’un seul personnage, Emma Picard, qui s’installe avec ses quatre fils, à la fin des années 1860, sur vingt hectares de terre algérienne. Ayant pour son malheur écouté les sirènes du gouvernement français qui tentait de peupler vaille que vaille cette Algérie récalcitrante en offrant aux apprentis colons des terres agricoles, Emma Picard traverse la Méditerranée et s’installe entre Sidi Bel Abbès et Mascara. L’espoir d’un nouveau départ, pour elle comme pour tant d’autres apprentis colons. Mais la République lui a menti, et le cri de cette héroïne désespérément vivante résonne longtemps en nous.

Extrait de Un siècle de passions algériennes – Une histoire de l’Algérie Coloniale 1830-1940 de Pierre Darmon
Les premières victimes de la colonisation sont les premiers colons français eux- mêmes. Attirés vers cette terre par toutes sortes de subterfuges, ils y tombent comme des mouches. (…) Quelques-uns pourtant à force de labeur, finissent par fonder une exploitation prometteuse mais fragile. La sècheresse, la grêle, les sauterelles et la maladie peuvent réduire à néant le travail de plusieurs années. Si, pour remonter la pente, le petit colon peut toujours emprunter, il est rarement en position de rembourser et sa terre finit tôt ou tard par tomber dans l’escarcelle de l’usurier. Ainsi se forment, tout au long du XIXe siècle, ces latifundia qui seront l’une des plaies de l’agriculture algérienne. Ainsi le colon colonisé, qui a défriché et mis en valeur le terroir au profit des grands capitalistes, s’en va-t-il, quand il a survécu, épuisé et malade, rejoindre dans les villes ses frères d’infortune. Ces laissés-pour-compte, authentiques « petits Blancs », finissent par former l’essentiel de ce prolétariat urbain et des classes laborieuses qui domineront en nombre la société algérienne jusqu’à l’indépendance.

vendredi 20 novembre à 20h30

TRETS Salle d’honneur du château des Remparts
réservation culture@ville-de-trets.fr 04 42 61 23 78 ou ici

chansons durée 1h
chant Josette Lanlois
accordéon Aurélie Lombard

Bulletin côtier pour la zone Port-Trets : prévisions pour la soirée, vent variable 2 à 4, belle mer, peu agitée. Avis de temps fort en cours ou prévu ! Rafales d’accordéon, vagues d’émotions, réjouissant de 5 à 7. Un petit tour en mer et en chansons où l’on croise des marins qui partent, des femmes qui attendent, des étrangers aux yeux d’azur, des marchandes de poissons, des traversées cocasses, un peu de spleen, un peu de météo marine… Embarquez-vous !

JOSETTE LANLOIS (comédienne-chanteuse)
Formée au métier de comédienne à l’université d’Aix en Provence et auprès de professionnels tels que Catherine Germain, François Cervantès, Philippe Hottier, Richard Dubelski, Marie Vayssière, Yves Hunstad et Ève Bonfanti, Éva Doumbia.et parallèlement
initiée à l’art du chant par des spécialistes de la voix telles que Dany Baraud, Lise Arseguet, Anna Prucnal, Danielle Ors-Hagen. Comédienne, elle a beaucoup travaillé
les auteurs contemporains ( L. Calaferte, J. Cocteau, M. Von Mayenburg, J.Y. Pick, R.
Montserrat, Jon Fosse, M. Maeterlinck, Jean Hatzfeld, D. Niangouna, A. Koutchevsky )
et a été dirigée par P. Delosme, P. Béziers, O. Saccomano, É. Doumbia, M. André, Y.
Romeuf, G. Le Moher… Depuis 20 ans, ces expériences ainsi que le théâtre musical et
nombre de lectures publiques l’ont amenée à jouer aussi bien dans les théâtres
reconnus que sur les places des villages.

vendredi 20 novembre à 20h

TRETS salle d’honneur du château des remparts

réservation culture@ville-de-trets.fr 04 42 61 23 78 ou ici

danse – durée 30 minutes
Groupe Bernard Menaut
danse Bernard Menaut, Bertrand Lombard
musique Thierry Daudé

Deux danseurs et un musicien s’immiscent parmi les passants et les premiers spectateurs. S’inspirant des lieux et des situations, des personnes et de l’ambiance, leurs interventions inattendues viennent perturber les habitudes et les bonnes conduites avec humour, espièglerie et un sens aigu de l’observation.

 » Si, à l’arrêt du bus, un homme, costume-cravate, vient à se mouvoir d¹une façon bizarre, à se coucher par terre, à faire mine de s¹envoler, ce n’est pas forcément un cadre surmené qui aurait disjoncté. C’est sans doute Bernard Menaut, ou l’un de ses acolytes, qui danse. A l’arrêt du bus, ou sur une place d’Aix-en-Provence, dans une rue, à la terrasse d¹un café. Il joue avec le ciel, le sol, les bancs publics, les pigeons qui se posent ou s’envolent, les passants, ceux qui passent, ceux qui s’arrêtent, interloqués, intrigués, amusés.  » Dominique Allard