Debout- payé

OU LE REGARD DU VIGILE

vendredi 25 septembre à 19h30

EGUILLES – LES FIGONS
en partenariat avec l’association Capucine
pl. de Dame Capucine

réservation 06 10 10 27 61
ou ici

lecture – durée 55 minutes
de Gauz
cie Ma voisine s’appelle Cassandre
mise en lecture et adaptation Nanouk Broche
avec Léa Jean-Théodore, Sofy Jordan

Debout-payé entrecroise les destins de deux Ivoiriens sans-papiers arrivés à Paris au début des années 1990, et raconte avec humour leur travail de vigile. Gauz peint un tableau de clients et de vigiles dans une société de consommation effrénée. Satire sociale et description sociologique sont affinées par son esprit tendre, loufoque et clairvoyant. «Dans le milieu des Ivoiriens en France, le métier de vigile a généré une terminologie spécifique. Debout-payé : désigne l’ensemble des métiers où il faut rester debout pour gagner sa pitance.»

L’auteur : Gauz
Gauz est né à Abidjan, Côte d’Ivoire, en 1971. Après avoir été diplômé en biochimie et (un temps) sans-papiers, Gauz devient photographe, rédacteur en chef d’un journal économique satirique ivoirien, et scénariste d’un film sur l’immigration des jeunes ivoiriens, Après l’océan. Il partage sa vie entre la Côte d’Ivoire et la France.
Debout-Payé est son premier roman, publié en 2014, aux éditions Le Nouvel Attila.
Il est salué par la critique et reçoit de nombreux prix. Son deuxième roman Camarade Papa, est paru en 2018.

Le roman
Debout-Payé est le roman d’Ossiri, étudiant ivoirien devenu vigile après avoir atterri sans papier en France en 1990.
L’écriture alterne le récit et le fragment, des chapitres où on raconte en continu, et des chapitres écrits en courtes bulles, jingles ou aphorismes, titrés et centrés sur les observations et réflexions du vigile pendant ses heures de travail à Camaïeu Bastille et Sephora les Champs-Élysées. Souvent ironiques, un rien provocants, ils éclatent dans le fantasme, l’humour et l’analyse historico-politique bien frappée, mais n’évitent pas non plus la platitude des choses, l’ennui de la consommation ou de la vie.
Le récit est familial et historique, il suit une famille ivoirienne où, de père en fils, on devient vigile à Paris, ou on vient y faire des études comme les parents d’Ossiri. C’est aussi l’histoire de l’évolution du métier de vigile depuis la Françafrique des années 60 jusqu’à l’après 11-Septembre.
Le texte se prête à l’oralité, il mélange les niveaux de langue, le parler familier et l’écrit soigné, joue avec les mots, les rythmes et les assonances.

Présentation de la compagnie Ma voisine s’appelle Cassandre
Son nom dit la tension entre grands mythes et vie quotidienne, comique et tragique, trivial et sublime – il vient d’une chanson de MC Solar.
Depuis 1995, date de sa création, la compagnie poursuit un travail sur le tragique contemporain, sur ce qui cristallise le moment tragique des Grecs à aujourd’hui : la traversée des contradictions.
Au centre de son théâtre: l’acteur et la transformation de l’acteur par le texte, des formes ludiques pas forcément contraires à la gravité de certains propos.